Carte II LA PAPESSE [#]
Carte III L'IMPERATRICE[#]
voir aussi : Les abbesses : (2) Portraits individuels [#]

Régine PERNOUD : La Femme au temps des cathédrales, STOCK 1980
[extrait pp. 33 sq.] ///////////////////////////////////////////////////////////////////

R è g l e   d e   s a i n t   C é s a i r e  ( V I e  s.)

L'an 513, à la demande de sa soeur Césarie, l'évêque d'Arles saint Césaire rédige une règle pour les vierges groupées autour de l'église saint-Jean : il s'agit du premier monastère de femmes institué en Gaule [...] On peut reconstituer la vie d'une moniale au Ve siècle d'après la règle de saint Césaire, très proche de celle que saint Benoît (né il y a 1500 ans en 980) avait élaborée quelques années plus tôt pour les premiers moines d'Occident. Inutile d'y chercher un horaire, un emploi du temps, des consignes précises : tout comme l'avait fait Benoît, Césaire est préoccupé avant tout d'un esprit, animant un mode de vie sans complaisance, mais sans rigidité non plus.

Ainsi, la période de noviciat de la religieuse n'est pas fixée. Normalement, elle est "à l'essai" pendant un an, mais il appartient à la prieure de voir selon le degré de ferveur de la postulante si la durée de la mise à l'épreuve doit être prolongée ou diminuée.A remarquer aussi que la règle ne mentionne aucune austérité dans le boire et le manger; ce qui importe, c'est la volonté de renoncement, de dépossession de soi, qui marque aussi la règle de saint Benoît [...] l'amour absolu, qui ne garde rien pour soi : n'avoir ni vêtement personnel, ni argent, ni chambre particulière, avoir donné avant de venir au monastère tout ce qu'on possédait, tels sont les articles sur lesquels saint Césaire insiste. [...] Toutes porteront des habits semblables, blancs, fabriqués par la communauté et dépourvus d'ornements. La règle mentionne les bains comme une hygiène nécessaire à prendre sans murmurer. [...] Toutes viendront chercher chaque jour un certain poids de laine à filer et vaqueront à leur travail en silence. Chacune à son tour devra travailler aux cuisines, ce qui implique qu'il n'y a pas dans ces couvents de soeurs converses vouées aux travaux domestiques.

Toutes enfin apprendront les lettres et consacreront deux heures à la lecture quotidienne, le matin. A ce propos Pierre Riché a fait remarquer qu'on doit aux moines une acquisition importante pour l'avenir de l'humanité : "l'habitude de lire en silence, avec les yeux". Les anciens, on le sait, lisaient toujours à haute voix. Saint Augustin a dit son étonnement en voyant son ami saint Ambroise, l'évêque de Milan, pratiquer cette lecture mentale. [...]Bref, la règle impose le silence : ne parler que pour ce qui est strictement indispensable. A table, silence absolu [...] L'abbesse décide des temps de prière pendant lesquels on ne doit évidemment ni parler ni travailler.
------> la règle de St Césaire et l'enseignement des enfants [#]

Outre la prière et l'étude, sa première obligation est l'assistance aux malades qui sont soignés à l'infirmerie, donc en un bâtiment à part. [...]

[Après les laudes vers six heures du matin, l'office de prime, la lecture solitaire, l'office de tierce et la messe] elles tiennent chapitre dans la salle capitulaire (qui tire son nom du chapitre); "elles se saluent humblement l'une l'autre" [...] Généralement, c'est la chantre qui connaît le calendrier, car à elle incombe la liturgie. On lit un passage de la règle, et c'est la cérémonie de la coulpe : les religieuses s'accusent des fautes qu'elles ont pu commettre dans l'observation de cette règle; elles en reçoivent l'absolution; on leur enjoint des pénitences si la faute est grave, puis l'abbesse leur adresse une courte élocution. Ensuite, temps libre. [...] Les moniales prennent chacune leur place à table et ne peuvent commencer leur repas avant l'arrivée de l'abbesse, laquelle est tenue de ne pas les faire attendre. Aucune voix ne s'élève sinon celle de la lectrice. Les religieuses de semaine servent, commençant par les dernières entrées, finissant par l'abbesse. [...] Dans l'ensemble, les temps de choeur, de repas ou repos, de travail manuel se succèdent en tranches sensiblement égales. [...]

 

C l ô t u r e

Dans le livre des usages (IXe s.), la règle est assortie de conseils : [...] ne rien faire, ne rien donner, ne rien prendre sans permission. Eviter les discussions, les querelles [...] ne pas sortir sans l'autorisation de la prieure. En fait, la clôture (soit l'obligation de rester dans l'enceinte du monastère) n'existe guère; les moniales sortent; mais le livre des usages précise qu'elles ne doivent le faire que deux à deux et rester dehors le moins longtemps possible. Seule la règle de saint Colomban stipule une clôture sévère, mais les couvents de cet ordre sont peu nombreux.

Des prescriptions de clôture existent pour les monastères doubles, ce qui se comprend aisément. [...] Mais ce n'est qu'en 1298 exactement que le pape Boniface VIII édictera la décrétale Periculoso qui prescrit à toutes les moniales une stricte clôture; une sainte Roseline de Sabran, entrée chez les chartreuses, éprouva péniblement cette obligation, nouvelle, même dans cet ordre pourtant très austère. Sa biographie raconte sa dernière visite à sa tante Jeanne de Villeneuve, moniale comme elle, et surtout à son père, le châtelain des Arcs, alors âgé et malade, qu'en application de la décision pontificale elle ne devait plus revoir. [...]

Pourtant en ce même XIIIe siècle, on trouve beaucoup de religieuses qui ne sont pas astreintes à la vie conventuelle : nous dirions qu'il s'agit de laïques consacrées vivant dans le monde. Ce sont les béguines [...]
------> Béguines et mystiques [#]

 

 S a i n t e   -   C r o i x   d e   P o i t i e r s

Si la racine de la vie religieuse féminine en Occident a été saint-Jean d'Arles, d'autres monastères ne tarderont pas à s'établir un peu partout. [...] Une géographie des moniales [...] atteste le dynamisme de mouvements encore bien mal connus, les moniales n'ayant pas bénéficié de l'attention qui a été apportée aux "moines d'Occident"; il est vrai qu'elles ont été certainement moins nombreuses que ceux-ci - contrairement à ce qui se passera aux temps modernes, par exemple au XIXe siècle [...] où l'on comptera plus de nonnes que de moines. Et pourtant certains monastères animés par des femmes ont exercé une influence étonnante; il a fallu, il est vrai, l'oeuvre du romaniste suisse Reto Bezzola pour la révéler [...]

L'histoire [du monastère Sainte-Croix de POITIERS] commence par les mésaventures de la reine Radegonde. Fille du roi de Thuringe Berthaire, elle avait été emmenée comme esclave à la cour du roi franc Clotaire Ier, en même temps que son jeune frère; sa beauté ne tarda pas à la faire remarquer par le roi, qui l'épousa; mais quelque temps après Clotaire, dans un accès de colère, faisait massacrer le frère de Radegonde, et celle-ci s'enfuit, d'abord à Soissons auprès de l'évêque Médard qui était honoré comme un saint, puis bientôt à Poitiers, dans le monastère qu'elle-même avait fondé. [...] elle vivait dans la retraite, entourée d'un renom de sainteté qui la rendait célèbre dans toute la Gaule. Avec Agnès, l'abbesse du couvent, sa fille spirituelle, elle se rendit à Arles pour étudier la règle de saint Césaire; un exemplaire de cette règle fut rédigé à leur intention par l'abbesse Liliola qui confia le manuscrit au roi Chilpéric pour qu'il le remît lui-même au monastère Sainte-Croix, l'an 570.

Venance Fortunat était alors intendant de Sainte-Croix de Poitiers. Ce poète [...] était né près de Trévise à Valdobiene, vers 530 il avait fréquenté les écoles d'Aquilée et de Ravenne. Pénétré de poésie antique, celle de Virgile, d'Ovide, il représentait une culture raffinée, encore florissante en Italie, mais qui ne trouvait guère de représentant ailleurs, en ce temps où l'Empire romain s'était effondré [...] En 565, menacé de cécité, Fortunat entreprend un pélerinage sur la tombe de saint Martin de Tours. [...] en Gaule, il ne tarda pas à devenir un peu le poète officiel, se signalant d'abord par un long épithalame à l'occasion du mariage du roi d'Austrasie Sigebert avec Brunehaut, à Metz, en 566. [...] Il devint rapidement le correspondant de Grégoire de Tours et de l'évêque Léonce de Bordeaux [...] Il ne tarde pas à être attiré par la réputation de la reine Radegonde; il arrive à Poitiers en 567, entre dans les ordres, et assure l'intendance du couvent avant d'en devenir l'aumônier vers 576 [...] Il compose pour Radegonde et pour Agnès des poèmes qui allaient assurer son renom; c'est à leur demande qu'il rédige les deux hymnes Pange Lingua gloriosi et Vexilla Regis prodeunt, qu'on continua de chanter dans l'Eglise jusqu'au XXe siècle, 1500 ans après leur création.

Ce sont déjà des poèmes courtois que Fortunat adresse à la reine et à l'abbesse, pénétrés d'admiration, d'amour, de respect. Reto Bezzola a montré combien ces sentiments nouveaux doivent au culte de la Vierge, si important dans les cinq premiers siècles chrétiens, qui mène à une vision inédite de la femme, destinée à s'épanouir aux temps féodaux.[*] Une "véritable intimité d'âme" s'établit entre le jeune poète et la reine, alors âgée d'une cinquantaine d'années [...]
                    Mère honorée, soeur douce
                    Que je révère d'un coeur pieux et fidèle,
                    D'une affection céleste, sans nulle touche corporelle,
                    Ce n'est pas la chair qui aime en moi,
                    Mais ce que souhaite l'esprit ...
                    Quels mots dirai-je à une mère aimée, à une douce soeur,
                    Seul en l'absence de l'amour de mon coeur ? ...

A l'occasion de la consécration d'Agnès comme abbesse du couvent (elle n'avait guère plus de vingt ans), Fortunat salue en elle la vierge, la mère, la dame : virgo, mater, domina, ces noms mêmes dont on salue la Vierge Marie. Autrement dit, on peut voir dans cette abbaye Sainte-Croix de Poitiers une première esquisse de ce que sera dans la poésie courtoise l'idéal de la femme, et en la reine Radegonde la première de ces dames qui, tout en inspirant la poésie, ont influé sur leur temps et l'ont pénétré d'une douceur nouvelle.
------> Ste Radegonde [#]

 

A b b a y e   d e   C h e l l e s

[...] pour le VIe siècle, deux monastères, l'un aux ANDELYS institué par la reine Clotilde, l'autre à TOURS par une noble dame nommée Ingetrude et sa fille Berthegonde [...] [Au VIIe s.] le monastère de CHELLES, fondé par la reine Bathilde, qui, comme Radegonde, était une ancienne captive, renommée pour son extrême beauté; cette anglaise,devenue la femme du roi Clovis II, devait faire la preuve de ses qualités d'administratrice en le remplaçant à la tête du royaume lorsque, terrassé par la maladie, il devint incapable de gouverner. Bathilde se retira ensuite dans son couvent de Chelles. Cette abbaye aura, près de cent ans plus tard, pour abbesse la soeur de Charlemagne, Gisèle, une femme lettrée qui sera en rapport avec le savant Alcuin, lequel lui dédie quelques-uns de ses ouvrages, et aussi avec Theodulf, évêque d'Orléans, qui lui fait cadeau d'un précieux psautier. [...] Bathilde se distingue par l'humilité totale avec laquelle elle prend part à tous les travaux domestiques de la communauté. Elle a été soutenue dans sa vie monastique par le fameux évêque de Noyon, Eloi, patron des orfèvres. [...] Eloi fonde lui-même deux couvents, l'un à PARIS qui, disait-on, réunissait trois cent religieuses, les unes nobles, d'autres d'origine très humble (de simples serves) sous la direction d'une nommée Auréa; un autre dans sa ville de NOYON. 
------> Biographies d'abbesses [#] 
 

 

N D   d e   J o u a r r e    e t     l ' I r l a n d e

L'histoire de Notre-Dame de JOUARRE est liée au mouvement de moines et moniales d'Irlande qui pénètre alors l'Europe. En France, l'Irlandaise Fara fonde FAREMOUTIERS, tandis que sa compatriote Austreberthe crée PAVILLY . Jouarre doit son origine à Adon, argentier - nous dirions trésorier - du roi Dagobert, qui vers 630 quitte la cour pour instituer un monastère double, d'hommes et de femmes, selon la règle de l'Irlandais saint Colomban, et dont il confie la direction à sa cousine Theodechilde (ou Techilde); on suppose qu'elle-même venait de Faremoutiers. Il y eut des échanges constants entre les trois établissements. (...] Le frère de Theodechilde, Agilbert, évêque de Paris, qui probablement s'est retiré à Jouarre vers 680. On voit parmi les religieuses de Chelles une princesse Hereswith de Northumbrie; les deux filles du roi d'East Anglia, Syre et Aubierge, sont reçues à Faremoutiers dont elles deviennent plus tard abbesses; la fille du roi de Kent, Earcongotha, y réside aussi; la fille d'un autre roi de Kent, Eanswith, fonde un couvent à FOLKESTONE à la même époque (630); une abbesse du couvent de THANET, Mildred, avait été elle-même élevée au monastère de CHELLES.

La plupart de ces établissements allaient être ravagés par les invasions des Vikings à la fin du VIIe siècle; quelques-uns survécurent, qui devaient être méthodiquement détruits plus tard, en 1539, sur l'ordre du roi Henry VIII. Parmi eux, il faut mentionner le plus célèbre, WHITBY (Yorkshire), sur la côte Est de l'Angleterre, en un site magnifique, qui, sur la falaise, domine l'océan [...] monastère double [fondé par Hilda, petite nièce du roi danois Eadwin, baptisée avec lui à Pâques 627 et entrée d'abord au couvent de HARTLEPOOL, près de Durham]. Son instruction très poussée lui permet d'y diriger elle-même les études. [...] Caedmon, simple palefrenier de l'abbaye, qui, une nuit, alors qu'il dormait dans l'écurie, eut une vision lui ordonnant de chanter la création du monde, les origines de l'homme et toute l'histoire de la Genèse". Hilda, qui entendit parler du songe du domestique, le fit venir et le pressa d'embrasser la vie religieuse; c'est ainsi que Caedmon devenu moine put donner libre cours à ses talents de poète et de musicien grâce à l'initiative de l'abbesse. (Note : histoire racontée par Bède le Vénérable). Outre leurs qualités de protectrices des arts et des lettres, ces moniales irlandaises et anglaises allaient avoir une influence considérable sur l'évangélisation de la Germanie. [...]

 

F o n d a t i o n s   d a n s   l' E m p i r e   g e r m a n i q u e

Le moine Winfrid, plus connu sous son nom de Boniface, originaire du Wessex, qui fut pour les Germains ce que saint Martin avait été en Gaule, ou saint Patrick pour l'Irlande, était en correspondance avec des religieuses anglaises dont l'abbesse de WHITBY, Aelfled. A son appel, plusieurs moniales se rendent en Germanie pour l'aider dans sa tâche apostolique et susciter des fondations; parmi elles, Lioba quitte son couvent de Wimbourne pour devenir abbesse de BISCHOFSHEIM; Tecla prend la tête de KIZZINGEN, et c'est une moniale anglaise aussi, abbesse de HEIDENHEIM, qui rédige la vie d'un autre apôtre, Willibald, continuateur de Boniface [...] La vie monastique s'épanouira magnifiquement en Allemagne. Les abbesses, souvent apparentées aux impératrices et toujours soutenues par elles, sont dans l'ensemble des femmes remarquables et font de leurs couvents des centres de culture en même temps que de prière, tandis que les alliances familiales les amènent à jouer un rôle important dans la vie politique. [...]
------> statue de St Boniface  [#]

Lorsqu'en 919 le duc de Saxe Henri l'Oiseleur succède à Conrad, duc de Franconie, qui avait recueilli la partie allemande de l'empire de Charlemagne, l'action de son épouse Mathilde compte à l'égal de celle de l'empereur. Ensemble ils fondent le monastère féminin de QUEDLINBURG, où ils seront l'un et l'autre inhumés. Mathilde était très attachée aux bénédictines chez qui elle avait reçu son éducation, à HERFORD près de Corvey en Westphalie; c'est probablement le plus ancien monastère féminin en pays germanique; sa fondation dès le IXe siècle (la première abbesse dont l'histoire ait retenu le nom, Tetta, en 838, venait de Soissons) est suivie par celle de GANDERSHEIM en Westphalie, puis d'ESSEN et de QUEDLINBURG. Les religieuses y reçoivent une solide éducation; elles apprennent non seulement le latin, mais le grec, les lettres en général et le droit. [...]

 

 A b b e s s e s   c r é a t r i c e s

Les abbesses ne sont pas seulement des éducatrices ou des protectrices des lettres. Elles jouent personnellement, en tant que créatrices, un rôle de tout premier plan : le grand nom de la littérature allemande au Xe siècle est celui de l'abbesse de GANDERSHEIM, Hroswitha. [...] Elle écrivait à l'usage de ses religieuses aussi bien des légendes en vers qu'on lisait au réfectoire que des comédies jouées au couvent et qui imitaient celles de Térence, mais dans un esprit chrétien [...] Hroswitha compose aussi en 965 un long poème, Gesta Ottonis, la geste de l'empereur Othon Ier le Grand, à l'usage de son fils Othon II, alors âgé de dix ans; elle rédige aussi l'histoire de son propre couvent. On a fait remarquer que dans ses oeuvres, cette religieuse a su faire l'éloge du mariage aussi bien que de la vie consacrée, montrant l'un et l'autre comme deux façons d'être fidèle à un semblable idéal.

[...] Parmi les simples religieuses, on relève des personnalités éclatantes. Ainsi Mechtilde de Magdebourg, qui composa en 1250 le premier ouvrage mystique en langue vulgaire, La Lumière de la Divinité, alors qu'elle était encore béguine. Elle devait passer les dernières années de sa vie  au monastère de HELFTA, près d'Eisleben, où elle mourut en 1282. Le même monastère abritait Gertrude la Grande, auteur d'un autre ouvrage mystique, Le Héraut de l'Amour Divin, et aussi deux soeurs restées fameuses dans l'histoire de la spiritualité : Gertrude et Mechtilde de Hackeborn.

[...] Au XIIe siècle [...] deux d'entre elles laissèrent des oeuvres importantes :

  • Herrade de Landsberg [abbesse de  Sainte-Odile en Alsace, elle compose le manuscrit du Hortus Deliciarum, Jardin de Délices (1175-1185), somme de savoirs pour l'instruction de ses moniales, en 255 feuillets grand format et 69 plus petits, illustrés de miniatures]
    -----> Erémitisme (2) : cadre de vie [#] -  Le feu des enfers [#]
  • et Hildegarde de Bingen (°1098,+1179) [...] désignée pour succéder à l'abbesse Jutta de DISIBODENBERG en 1136 [...]. Elle fonda ultérieurement un autre couvent, cette fois sur la rive droite du fleuve, à EIBINGEN [...]. Visionnaire, [...] elle ne tarde pas à être consultée par toutes sortes de personnages et non des moindres, puisqu'on comptait parmi eux le pape Eugène III, l'Empereur d'Allemagne Conrad et son neveu et successeur Frédéric Barberousse, ou saint Bernard de Clairvaux ainsi que de très nombreux évêques et prélats.
    [...] A propos des hérétiques (probablement les cathares) elle précise : "Chassez ce peuple-là de l'Eglise en l'expulsant et non en le tuant, car ils sont à l'image de Dieu."

[*]Reto BEZZOLA : Les Origines et la Formation de la Littérature courtoise en Occident, Bibl. de l'Ecole des Hautes Etudes, fasc. 286, Paris 1958-1963

[fin de citation] ////////////////////////////////////////////////////////////////
Même auteur, même ouvrage :
[#] Art gothique : mouvement et symboles (Symbolique - Histoire de l'Art)
[#] Chevalerie (Cavaliers)
[#] [TABLE][GANTS] biens d'un ménage au Moyen Age(I Bateleur)
[#] La condition féminine sous l'Antiquité (II La Papesse)
[#] Dhuoda : Le Manuel pour mon fils (IXe s.) (II La Papesse, III Impératrice)
[#] [LIVRE] Femmes, livres et religion au Moyen Age (II La Papesse, III Impératrice) 

[#] L'Impératrice Agnès (carte III Impératrice, concerne aussi IV, V, IX)
[#] Mathilde de Toscane (carte III Impératrice, concerne aussi IV et V)
[#] Le droit de la femme mariée (carte III Impératrice, Justice)
[#] Les deux hommes en moi (carte VI L'Amoureux, concerne aussi XVIIII)
[#] Abbaye Maison-Dieu de Saint Morillon (carte XVI Maison Dieu)
[#] Fabiola et les premiers hôpitaux(carte XVI Maison Dieu)

[#] Vêtements de femme au Moyen Age (Habillement & Accessoires)

 

L  I  E  N  S 

PERSONNAGES CITES :
saint Benoît de Nursie (+ 547) fêté le 11 juillet :
www.patristique.org/Benoit-XVI-Saint-Benoit-de-Nursie.html
nominis.cef.fr/contenus/saint/1483/Saint-Benoit.html

sainte Radegonde, reine de France (518-587) fêtée le 13 août :
http://www.diocese-poitiers.com.fr/spirituel/radegonde/radegonde.htm

saint Césaire d'Arles (+542) fêté le 26 août :
nominis.cef.fr/contenus/saint/1740/Saint-Cesaire-d-Arles.html
notredamedesneiges.over-blog.com/article-15700298.html
www.diocese-poitiers.com.fr/spirituel/radegonde/radegonde.htm
saint Boniface, apôtre de l'Allemagne (+754) fêté le 5 juin :
www.newadvent.org/cathen/02656a.htm 
et fr.wikipedia.org/wiki/Boniface_de_Mayence
empereur Henri Ier de Germanie, dit l'Oiseleur (876-936) :
fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Ier_de_Germanie
pape Boniface VIII (ca 1235-1303) :
www.newadvent.org/cathen/02662a.htm
www.mediterranee-antique.info/Galerie/Portraits/ABC/Boniface_VIII.htm
sainte Gertrude la Grande (1256-1302) fête le 28 janvier :
imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/01/28/12257827.html
www.feuetlumiere.org/rencontrer-dieu/amis-de-dieu/benoit-xvi-sainte-gertrude.html

sainte Roseline de Sabran (1263-1329) :
christroi.over-blog.com/article-sainte-roseline-vierge-1263-1329--43085225.html

VENANCE FORTUNAT : https://fr.wikipedia.org/wiki/Venance_Fortunat
http://www.diocese-poitiers.com.fr/page-daccueil/publications-et-documents/colloque-venance-fortunat

CONTEXTE :
Décrétale Periculoso (1298) : http://en.wikipedia.org/wiki/Periculoso

POINT BIBLIOGRAPHIQUE PASSIONNANT :
Paulette L’HERMITE LECLERCQ, « Les femmes dans la vie religieuse au Moyen Âge. Un bref bilan bibliographique », 
Clio, numéro 8-1998,Georges Duby et l'histoire des femmes, [En ligne], mis en ligne le 03 juin 2005. URL : http://clio.revues.org/index323.html. Consulté le 30 octobre 2011.