1428-1447 Cary Yale Visconti Sforza_Beinecke Library_Yale UnivImpossible d'observer la carte de tarot VII LE CHARIOT dans les jeux italiens anciens sans la relier aux CHARS DE PARADE (trionfi) de la Renaissance. Après avoir documenté les chars de triomphe à Urbino [#], Rome [#], Ferrare [#], voici une analyse des "triomphes" dans la Florence des Médicis (XVe s.-début XVIe s.). Elle est dûe à l'historien médiéviste Jacques HEERS. Illustrations du texte choisies par le blog.

Cary Yale Visconti Sforza [1428-1447]
Beinecke Library, Yale Univ.

carte VII LE CHARIOT [#]
carte XXI LE MONDE [#]

 

Jacques HEERS : Le clan des Médicis. Comment Florence perdit ses libertés (1200-1500)
Collection Tempus, PERRIN 2008 (poche 2012) ISBN 978-2-262-03761-1
[extrait pp. 208 sq. ] //////////////////////////////////////////////////////////////

Jacopo del SELLAIO detail du triomphe de Amour fin XVe sla foule subjuguée ...
Jacopo del SELLAIO (1442-1493) peintre florentin   
"Triomphe de l'Amour" (détail), fin XVe s.
pativanesca.blogspot.fr - ses oeuvres ici

La tyrannie se fait accepter par la foule qui, subjuguée, et résignée, n'envisage pas d'autre forme de gouvernement, et les contemporains n'ont sans doute pas tort de dire que le peuple ne songeait pas à descendre dans les rues et à crier sa colère.  [...]

Les Médicis faisaient partie du paysage politique de Florence et, déjà, de son histoire.

Le maître se montrait à tout moment. Il paraissait par les rues et donnait des gages, soutenait ferme ses partisans, récompensait sans rechigner les hommes de bonne volonté et savait séduire le commun des citoyens. Personne ne songeait alors à l'appeler "le Magnifique" mais on le disait généreux, appliqué à contenter : panem et circenses.

"Ceux qui détestent les discordes civiles et veulent mettre frein aux agitations occupent le peuple par de nouvelles fêtes; c'est bien l'oisiveté du peuple qui est mère des séditions. Aussi cherchent-ils à la faire cesser et à détourner l'attention des affaires du gouvernement en la portant ailleurs. Et maintes fois le tyran, surtout aux époques de paix et d'abondance, occupe le peuple à des fêtes et des spectacles pour qu'il ne pense qu'à soi et pas à lui ... afin qu'il demeure inapte et gauche à gouverner la ville, et que lui seul reste gouverneur, et semble plus sage que tous"  (MACHIAVELIstorie Fiorentine, VII, 2)
-----> Histoires Florentines [#]

La ville souvent en fête oublie les abus et ne songe qu'au moment où on lui offrira d'autres divertissements.

 

BENOZZO GOZZOLI 1459 détail fresque Cappella dei Magi Palazzo Medici FLORENCE edu alinari itBenozzo GOZZOLI
portrait supposé de Laurent de Médicis
Cortège des rois, fresque, 1459 (détail)

Cappella dei Magi, Palazzo Medici, FLORENCE
edu.alinari.it  


Laurent [de Médicis], encore tout jeune, fut souvent offert, HEROS FASTUEUX, à l'admiration des foules.

 

  • L'année du deuil pour la mort de Côme à peine passée, Pierre le Goutteux avait commandé plusieurs réjouissances et deux grandes fêtes. On n'en avait jamais vues, dans Florence, d'aussi magnifiques et d'aussi lourdes pour le trésor public. Ni triomphes au lendemain d'une belle victoire, ni grandes solennités religieuses, ni rappels des gloires et des grands moments du passé, pas même la visite d'un prince, rien ne justifiait de tels déploiements de luxe et de telles dépenses. Pourtant la ville entière travailla pendant des semaines à concevoir et préparer un cortège des rois mages venant d'un lointain Orient, guidés par l'étoile qui annonçait la naissance du Christ. Cette PARADE, alourdie d'enseignements et d'allusions, parcourut de part en part les rues de la cité.

  • Quelques semaines plus tard, ce fut un grand tournoi où, sur les grands prés, au-delà de l'église des Ognissanti et des remparts, l'on vit les jeunes nobles de Florence affronter les jouteurs les plus réputés de toute l'Italie. Le jeune Laurent, qui n'avait pas encore seize ans, l'emporta sur tous et Machiavel d'écrire, sans dire où le portaient ses réflexions, qu'"il dut à son propre mérite et non à la faveur l'honneur de la victoire."
  • En 1467, pour le mariage de Laurent avec Clarissa Orsoni, ce furent bals et festins dans les rues pendant plusieurs jours et deux grands SPECTACLES MILITAIRES, le jeune homme toujours en tête d'un valeureux parti de guerriers pour un combat entre deux escouades de chevaliers et le siège d'une place forte.

Laurent lui-même en usa, à son tour, à tout moment, à tout propos.

  • Il n'était encore que tout jeune maître de Florence lorsqu'en 1471 il reçut dans son palais le duc de Milan, Alexandre Sforza, accompagné de son épouse et d'une longue suite de courtisans. Le duc venait accomplir un voeu mais "l'on vit alors un exemple inouï jusque-là chez nous : bien que l'on fût en carême, temps sévère de jeûne et d'abstinence, la cour du duc se reput de viandes". On leur offrit aussi plusieurs spectacles dont le plus remarqué fut, il est vrai, la Descente du Saint-Esprit sur les apôtres dans l'église du Santo Spirito dans l'Olt-Arno. Mais on alluma tant de feux qu'un terrible incendie fit du sanctuaire la proie des flammes pendant des heures.


jacopo-del-sellaio-el-triunfo-del-amor-1485Jacopo del SELLAIO (1442-1493), peintre florentin 
"Triomphe de l'Amour", fin XVe s.
Musée de Fiesole - source : lostonsite.files.wordpress.com

 

Le carnaval, jusque-là fête joyeuse, le plus souvent spontanée et durement contestataire, fut confisqué pour servir la propagande du maître. Fête des louanges et de l'exaltation, c'était aussi l'étalage du luxe, de l'ostentation, le grand spectacle pour frapper l'imagination et séduire les foules par une sorte d'éblouissement. 

 

Florence abandonnait les mascarades grotesques, les chevauchées et les courses débridées pour les CHARS et les TABLEAUX VIVANTS.

 

 

  • Vasari, historien des artistes célèbres de son temps, en attribue l'invention au peintre Piero di Cosimo, qui, "très instable, capricieux, toujours épris de nouveautés, se consacra souvent à la préparation du carnaval, ce dont les jeunes nobles de la cité lui furent très reconnaissants car il leur apporta quantité d'innovations et de beaux ornements pour, leurs divertissements, et leurs passe-temps".
    Et Vasari de s'attarder à décrire jusque dans les moindres détails, sur des pages et des pages, sans perdre haleine, recopiant certainement des fiches prise sur le vif, plusieurs triomphes médicéens, pour le carnaval ou pour les ENTREES SOLENNELLES des princes invités dans la cité, ou encore pour célébrer la paix et les victoires du tyran.

 

Cosme TURA fresque Août Triomphe de Cérès 1476-82 Palazzo Schifanoia FERRARACosme TURA (~1430-1495) :
"Août" ou "Triomphe de Cérès" (détail) 1476-1484
Palazzo Schifanoïa, FERRARA - wga.hu
------> fresque d'"Avril" par Francesco del Cossa [#][#]

Le triomphe était à lui seul tout un SPECTACLE, conçu et réglé par un maître d'oeuvre, écrivain ou artiste.

On fabriquait d'abord une maquette et, le modèle tout bien considéré, maintes et maintes fois modifié, SURCHARGE ENCORE DE SYMBOLES ET D'ALLEGORIES, on en confiait l'exécution aux menuisiers et aux cartonniers, aux ciseleurs et aux peintres. 

Une dizaine de cavaliers, suivis de serviteurs et d'écuyers, à six ou huit par maître, devançaient le char, véritable monument de deux ou trois étages tiré par des boeufs ou des buffles, qui, magnifiquement décoré, portait le héros du jour et ses acolytes immédiats. Sur les côtés ou derrière, une escorte de figures à cheval illustrant ses vertus et ses exploits; enfin, une foule de porteurs de torches, dont les formes et les couleurs rappelaient encore le sujet, fermaient la marche.

  • Le peuple accourait; ses danseurs se mêlaient à ceux du char, de grands cris s'élevaient, assourdissants, et l'on saluait, et l'on acclamait les frères Médicis et Agnolo de Montepulciano (humaniste et poète qui se faisait appeler "le Politien", auteur notamment des Stances pour un tournoi qu'il voulait dédier à Julien, mais qui sont restées inachevées après son assassinat) qui se promenaient parmi le peuple en liesse.

 

Laurent consacrait aux chars beaucoup de son temps et de son argent. Il confiait le choix des thèmes, des symboles et des attributs aux humanistes, aux poètes et aux philosophes de sa cour. Il commanda les décors et les habits aux artistes de sa familia

  • Aux carrefours et sur les places, le groupe s'arrêtait et chantait non plus comme autrefois une canzone a ballo, oeuvrette toute simple sur une mélodie aisée, très répétitive, mais des canti carnascialeschi, travaux savants, élaborés, signés de bons musiciens et de poètes de renom. Laurent s'appliqua lui-même à en composer plusieurs. Ce n'étaient, pour la plupart, qu'exercices de poète sur les travaux et les ébats des dieux de l'Olympe, oeuvres légères, licencieuses souvent, qui exaltaient l'amour et les plaisirs.

  • "Du côté de Santa Reparata, s'avance avec une lenteur pompeuse, un Triomphe. Ce char agencé et décoré par le peintre Granacci vient de la maison des Médicis. Dessus, avec leurs emblèmes, Bacchus et Ariane, derrière, Silène sur un âne, et des faunes et des satyres, et des nymphes, tous bondissants; sur le derrière du char, tout doré, Midias misérable et triste. Alentour, des jeunes gens élégamment vêtus à la grecque sur les conseils de Politien, chantent en choeur, accompagnés des instruments." Ce Trionfo di Bacco e Ariane, qui valut à Laurent une belle réputation d'amoureux de la Grèce antique, montrait, à Naxos, Ariane consolée par Bacchus. On y voyait aussi "des petits satyres, poursuivant les nymphes par les bois et les cavernes" et Silène "si vieux, ivre et gai, tout riche de viandes et d'années"

CARACCI Triomphe Bacchus et Ariane ca 1600 fresque Palais Farnese RomeAnnibale CARRACCI :
"Triomphe de Bacchus et Ariane", ca 1600
Fresque du Palais Farnèse, ROME - univ.montp3.fr

Leçon : "Que chacun ouvre bien ses oreilles; de demain personne n'est assuré... Femmes et jeunes amants, vive Bacchus et vive l'Amour!" 


Un autre chant accompagnait le triomphe de Pâris et d'Hélène : "Jamais on ne vit, nulle part, des amants comme ceux-ci, si l'un brûle du feu, l'autre endure des flèches ardentes."

 

 

 

jacopo-del-sellaio-el-triunfo-de-la-castidad-1485-pativanescadotblogspotdotfrJacopo del SELLAIO :
"Triomphe de Chasteté", 1485

pativanesca.blogspot.fr

Pour l'une de leurs dernières fêtes, en mars 1489, des filles évaporées dansaient devant de vieilles médisantes, que Laurent nommait des "cigales". [...]

D'autres canti médicéens demeurés anonymes, certainement travaux de commande sur des sujets divers, se ressemblent tous, répondant à la même inspiration, au même soin d'enseigner la sagesse. 

Qu'ils montrent les travaux et les jours, les jeux, les étrangers établis dans la cité, qu'ils chantent les vertus ou tournent en ridicule les vices et les travers, tous gardaient un ton aimable et gracieux : "Voyez qui nous sommes ! Voyez nos ornements et nos costumes !" Rien de caustique, de hargneux, ni de dramatique. Ils parlent de la joie de vivre et, dans Florence prospère, où les hommes s'enrichissent, où fleurissent les arts, disent et redisent l'amour de la paix, de la paix des Médicis. Les héros de l'Antiquité ne sont pas glorifiés pour leurs exploits guerriers mais pour les justes lois données à leur cité. Les marchands ne courent pas l'aventure en des terres lointaines; ils amassent de l'or en restant chez eux. Laurent et ses poètes ne chantent pas les gloires des combattants couronnés de lauriers ensanglantés. Leur bannière porte l'image de bien-être commun et le maître met en garde : "Aimez-vous, soyez heureux, ne conspirez pas, ne venez pas troubler le bel ordre de la cité. Voyez les malheurs des proscrits, voyez où les a conduits leur folie. Ne levez jamais la vue contre votre prince qui, par tant de mérites, s'est acquis cette charge. Aimez et craignez celui qui tient le sceptre."

Endormir l'opinion, convaincre le commun des habitants qu'il vivait des temps heureux sous un maître généreux, la PROPAGANDE portait ses fruits.

  • Pourtant, si Laurent n'a pas à se garder des foules, pas à craindre de grands sursauts de colère, il doit, comme au temps de Pierre, sans cesse craindre les intrigues et les complots de quelques-uns. Faute de pouvoir contrôler les pratiques frauduleuses, les tricheries affichées sans vergogne qui présidaient au déroulement des élections et des choix, ses ennemis n'avaient aucun espoir de s'imposer à la Seigneurie. Ils ne pouvaient qu'appeler à la vertu des citoyens et au meurtre de celui qui les avait asservis. Leurs tentatives, que les humanistes admirateurs d'une Antiquité parée de tous les attraits, et quelques historiens, Machiavel le premier et sans doute sincère, approuvaient au nom des traditions et des libertés, échouèrent toutes.

  • Laurent n'y eut aucun mal et peu de mérite. Il lui suffisait de menacer, de faire parader ses brigades et, à chaque alerte, de créer un comité ou un tribunal d'exception, une balia toute acquise, pour couper court. L'historien d'aujourd'hui pourrait dire que ses façons de gouverner se résumaient en un coup d'état permanent.

[fin de citation] ///////////////////////////////////////////////////////////////////
Même auteur, extraits d'un autre ouvrage, Le Moyen Age une imposture, PERRIN 1992 :
[#] [PAPESSE] Supercherie : la papesse Jeanne (carte II La Papesse)
[#] [PAPE][LAURIERS] Pie II Piccolomini (1405-1464) (carte V Le Pape  - XXI Le Monde)
[#] [TOUR] Forêts de tours (carte XVI MAISON DIEV)
[#] [COLONNE] Usage dans la Rome Renaissante (Symbolisme, Histoire de l'art, XI La Force)
[#] L'Antiquité, bien connue du Moyen Age (Histoire de l'Art)

 

Illustration :
Fresque de Benozzo GOZZOLI, 1459 (vue entière) : upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/09/Cappella_dei_magi%2C_corteo_con_lorenzo%2C_piero_e_giovanni_de%27_medici.jpg 
Commentaires (en italien) :  it.wikipedia.org/wiki/Cappella_dei_Magi

www.casasantapia.com/arte/benozzogozzoli/processionofthemagi.htm 

 

L  I  E  N  S 

 

L'AUTEUR DU TEXTE :
Jacques HEERS (1924-2013) historien médiéviste français, Prof. Honoraire à Paris IV : fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Heers

FAITS ET CONCEPTS :
La Renaissance : www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Renaissance/184289

HISTOIRE DES CITES MARCHANDES :
Florence (texte de Jacques Heers) : www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/florence_cite_subtile.asp
Florence, XVIe siècle : www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/aux_portes_du_paradis_florence.asp
Sienne (texte de Jacques Heers) : www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/sienne_la_silencieuse.asp

HISTOIRE DE L'ART A LA RENAISSANCE :
www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/italie/
www.italica.rai.it/monografie/rinascimento/
FLORENCE, le Palais Médicis :
www.paradoxplace.com/Perspectives/Italian%20Images/Montages/Firenze/Capella_dei_Magi.htm
it.wikipedia.org/wiki/Cappella_dei_Magi
FLORENCE, L'église Santa Maria del Santo Spirito :
it.wikipedia.org/wiki/Basilica_di_Santo_Spirito (le monument)
www.basilicasantospirito.it/le-opere-della-basilica-di-santo-spirito/ (les oeuvres)
Voyage en Italie d'Hyppolite TAINE (extrait) :
agora.qc.ca/documents/florence--voyage_en_italie__florence_par_hippolyte_taine
FERRARA, Palazzo Schifanoïa :
www.artecultura.fe.it/index.phtml?id=159 (site officiel)
fr.wikipedia.org/wiki/Palazzo_Schifanoia 

PERSONNAGES CITES :

CLANS & HOMMES POLITIQUES :
LES MEDICIS ET FLORENCE :  www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_medicis_hommes_d_argent_hommes_d_etat.asp
LAURENT DE MEDICIS, Lorenzo de Medici, il Magnifico (1449-1492) :
www.aparences.net/florence-et-les-medicis/laurent-le-magnifique/
fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_de_M%C3%A9dicis

HUMANISTES & ECRIVAINS :
ANGE POLITIEN, Agnolo di Montepulciano (1454-1494) :
fr.wikipedia.org/wiki/Ange_Politien
www.girodivite.it/antenati/xvsec/_polizia.htm (en italien)
www.italica.rai.it/scheda.php?monografia=rinascimento&scheda=rinascimento_cento_opere_poliziano_stanze
HUMANISTES EN GENERAL : www.bibliolettres.com/w/pages/page.php?id_page=148
Niccolo MACHIAVELLI, Machiavel (1469-1527) : 
agora.qc.ca/dossiers/Nicolas_Machiavel

www.newadvent.org/cathen/09501a.htm

Georgio VASARI (1511-1574) : agora.qc.ca/dossiers/Giorgio_Vasari
iconographie des oeuvres mentionnées dans son ouvrage, Vite de' più eccelenti architetti, pittori, et scultori italiani (Vies des plus illustres architectes, peintres et sculpteurs italiens) : easyweb.easynet.co.uk/giorgio.vasari/lives.htm

ARTISTES
Jacopo del SELLAIO (~1442-1493), peintre florentin : www.artcyclopedia.com/artists/jacopo_del_sellaio.html
Piero DI COSIMO, peintre (1462-1521) :
www.wga.hu/bio/p/piero_co/biograph.html
www.artcyclopedia.com/artists/piero_di_cosimo.html
Benozzo GOZZOLI, peintre (1420-1497) :
tous les liens : www.artcyclopedia.com/artists/gozzoli_benozzo.html
Francesco GRANACCI, peintre (~1469-1543)
tous les liens : www.artcyclopedia.com/artists/granacci_francesco.html

Girolamo MACCHIETTI, peintre : www.nationalgallery.org.uk/artists/girolamo-macchietti