Quand les références à V LE PAPE et XVI MAISON DIEV se télescopent ... du temps où Rome bruissait des batailles entre clans rivaux à chaque décès de pape ... du temps où les cardinaux étaient de vrais princes de la Renaissance  ... quand les plus fortunés parmi les cardinaux fraîchement porteurs du chapeau rouge ----> [#] se construisaient bien vite des palais, pour héberger leur cour et surtout défendre leur clan ... lesdits palais ressemblant extérieurement à des forteresses, dignes des plus grosses tours dessinées sur des cartes "Maison-Dieu" ...  en ce XVe s. où Rome, encore mal pacifiée par les Papes, se hérissait de leurs grosses TOURS FORTIFIEES, remplies d'armes et mêmes de canons ... ce XVes s. où Rodrigue Borgia, à peine nommé cardinal puis vice-chancelier du Vatican, prenait naturellement pour palais une énorme tour unique, qu'il rendra somptueuse, mais seulement à l'intérieur ...

V LE PAPE [#] XVI MAISON DIEV [#] Architecture [#]

Guy LE THIEC : Les Borgia, enquête historique, TALLANDIER 2011 ISBN 978-2-84734-811-8
[Extraits pp. 54 sq.] ///////////////////////////////////////////////////////////////

Afin de comprendre la place tenue par les cardinaux dans une ville des Etats pontificaux ----->  [#] en cette fin du XVe siècle, on peut se remémorer la mesure prise par Pie II [1], désireux de faire de son bourg natal de Corsignano une nouvelle cité épiscopale baptisée Pienza----->[#] pour laquelle il sollicita, grâce au concours de l'architecte Rossellino [1409-1464], toutes les ressources alors associées à une architecture de prestige, et parmi celles-ci l'obligation faite aux cardinaux de construire. -----> album


1) Les cardinaux Renaissance

Les Borgia, les Gonzague, les Ammanati ou le français Jean de Jouffroy (1412-1473) et divers autres membres de la Curie durent s'exécuter avec ce naturel qui avait déjà conduit certains à faire édifier les plus somptueuses demeures de Rome. Cette élite sociale [des cardinaux], constamment menacée par le caractère éphémère d'une dignité personnelle, compta simultanément [...], entre 22 (en 1455) et 39 membres (en 1483), le plus souvent autour de 30 à partir des années 1460. Pour mieux se représenter ce milieu cardinalice, il faut avoir présentes à l'esprit quelques-unes des figures de ces authentiques princes de l'Eglise :

  • le cardinal Trevisan (+ 1465) surnommé "cardinal Lucullus", qui avait conduit la flotte pontificale lors de la croisade de Calixte III [Alonso de Borja] et fut immortalisé par le pinceau d'Andrea Mantegna [vers 1460, voir ici]; -----> [#][#][#]
  • le cardinal camerlingue Estouteville (1403-1483), apparenté aux rois de France et d'Angleterre, riche de nombreux bénéfices ecclésiastiques, protecteur et mécène des chanoines augustins pour lesquels il fit édifier la basilique San' Agostino  entre "Agone" (Navone) et Champ-de-Mars (1453);
  • Ascanio Sforza (1455-1505), de la famille ducale milanaise, dont on excusait, à l'occasion, la mondanité.

Mais cette élite des princes de la pourpre comprenait sa propre hiérarchie de fortunes qui, combinée avec la résidence ou non à Rome, contribuait à dégager en son sein une infime minorité de prélats aux demeures et aux cours fastueuses. Tous ceux d'un rang, et donc d'une fortune suffisante, rassemblaient autour d'eux une cour proprement princière, telle que les exigences de leur train de vie idéal l'imposaient; et seules des demeures de taille et de rang convenables permettaient le logement de celle-ci.

Aux côtés des pontifes, ces cardinaux furent ainsi les principaux acteurs des TRANSFORMATIONS URBAINES et le mécénat cardinalice prit une part bien réelle dans l'essor architectural de la nouvelle Rome.

ROMA Palazzo Venezia - cosntruit à partir de 1452 pour le cardinal Pietro Bembo, futur pape Paul II - source : cosefarea.itROME (Italie), Palazzo Venezia, 1452

Ce fut comme cardinal que le Vénitien Pietro Barbo [neveu d'Eugène IV] édifia le palazzo Venezia en 1452, qui, de modeste palais, devint non seulement monumental, mais le modèle romain du palais à portique intérieur, quand son propriétaire devint Paul II (1464-1471).

[autre vue ici]

Quant au cardinal d'Estouteville, infortuné prétendant à la tiare - il échoua deux fois, en 1458 et 1464 -, le faste de son palais à Sant'Appolinare concourait plus à sa réputation que l'embellissement de la basilique Santa Maria Maggiore auquel il veilla, comme archiprêtre, pendant plus de 40 ans.


2) La ville de Rome s'embellit ...

Voulu comme l'expression manifeste de la nouvelle puissance aristocratique, le palazzo cardinalice s'inscrivait dans le paysage urbain avec la même évidence que l'avaient fait les fortezze ("forteresses") ou castelli ("châteaux") de l'aristocratie antérieure, les barons des XIIe-XIVe siècles, aux attaches curiales. [2] Cet essor de l'architecture palatiale privée servait parfaitement la politique d'une papauté désireuse d'embellir sa capitale. Les premières dispositions en matière de législation édilitaire prises sous le pontificat de Sixte IV facilitèrent cet essor : "Il nous paraît juste de faire passer l'utilité commune avant la convenance particulière". A ce titre, les "maîtres de rue", les fonctionnaires municipaux puis pontificaux prirent de nombreuses mesures pour élargir les voies : interdiction des portiques qui gagnaient sur les rues (près de la moitié des maisons du quartier central de Parione en étaient dotées) et expropriations visant, par destruction de maisons inhabitées ou jugées insalubres, à libérer l'espace. [...]

La construction palatiale avait toutefois débuté avec la stabilisation politique des pontificats antérieurs [à celui de Sixte IV] et la spéculation immobilière qui s'ensuivit pour les quartiers en vue : Ponte et Parione, situés aux abords du pont Saint-Ange ou de Navone, et le quartier dit dei Banchi, où allaient se concentrer jusqu'aux premières décennies du XVIe siècle les plus belles demeures privées et bâtiments officiels. La bulle papale de 1480 entérina des processus d'acquisition et d'agrandissement par fusion de maisons préexistantes. Et les nouveaux mots d'ordre, tels qu'ils apparaissent par exemple dans un décret du cardinal camerlingue Guillaume d'Estouteville, étaient : "Pour la beauté et l'ornement de la Ville". [3]

 

3) Palais des cardinaux-neveux et autres cousins du pape

Au côté des palais construits par les familles anciennement attachées à la papauté et encore pourvoyeuses de cardinaux (Orsini, Colonna, Fieschi) surgit une nouvelle génération de palais Renaissance, dont l'édification dépendit étroitement de la succession pontificale. A la suite du palazzo du cardinal Barbo vint le temps des palais édifiés par les parents de Sixte IV (1414-1484) : ainsi, celui, mal documenté, des cardinaux Riario, au pied du Janicule sur la rive droite du Tibre (future villa Corsini) qui s'ajoutait à l'immense palais bâti, mais laissé inachevé, devant l'église [en fait, basilique mineure] des Saints-Apôtres, dont Pietro Riario était le titulaire.

ROME rione di Borgo - palazzo delle Rovere ou dei Penitenzieri - Wikimedia cliche LalupaROME, rione Borgo 
Palazzo delle Rovere (ou dei Penitenzieri)
wikimedia (c) Lalupa

L'un des cousins della Rovere, Domenico, se dota, entre 1480 et 1490, et grâce à l'architecte Baccio Pontelli, d'un palais aux abords de Saint-Pierre, qui fit unanimement l'admiration, au point qu'on y logea le roi de France Charles VIII lors de son occupation de Rome en janvier 1495.
[guerres d'Italie, voir ici]
[le palais et son quartier, voir ici]

 

 

Parione_-_palazzo_Riario_o_Cancelleria_nuova_1628 - source tipter

ROME, rione Parione 
Palazzo Riario, dit "della Cancelleria Apostolica"
(c) Spencer Peers sur tipter.com

Enfin le plus jeune des Riario, Raffaello, fut le commanditaire à la fin des années 1480 du palais désigné bien plus tard comme Palais de la Chancellerie [Palazzo della Cancellaria], aux abords du Campo dei Fiori. [la photo donne une sensation de la taille de la façade d'origine, mais il faut savoir que l'édifice a connu de nombreux remaniements ultérieurs]

[le palais et son quartier, voir ici]

Et pour avoir une idée de l'activité de bâtisseurs des cardinaux à Rome, l'on peut enfin se reporter aux analyses des registres de douane menées par Arnold Esch [4], qui soulignent assez leur part dans les importations de matériaux de construction. Tous bâtissaient, y compris le docte Bessarion, -----> [#] qui partageait avec Rodrigue Borgia en juin 1462 un chargement de poutres de pin.

 

4) Le palais du vice-chancelier de l'Eglise (Rodrigue Borgia)

Dans le quartier dei Banchi, la demeure de Rodrigue Borgia, connue aujourd'hui sous le nom de Palais Sforza-Cesarini, était l'un de ces Palais Renaissance, mais, de l'avis de tous, celui à l'INTERIEUR le plus somptueux.

ROME Palazzo Sforza Cesarini - cour intérieure non remaniée- source romeartloverdotit

Palazzo della cancelleria fin Xve s - site andreapollett -romaROME
palazzo Sforza-Cesarini
le cortile (cour intérieure à portique)
romeartlover.it

[à droite, vue du cortile, avec la loggia remaniée]

[à gauche, partie de la loggia restée en l'état d'origine]

 

Ascanio Sforza, à qui Rodrigue devenu pape céda le palais avec la fonction de vice-chancelier, décrivit la visite dont son hôte lui fit l'honneur en octobre 1484 :
"La demeure était apprêtée fort superbement: la première salle étaite toute ornée de tapisseries historiées, et droit en suivant un autre salon entièrement paré d'une autre tapisserie très belle avec des tapis au sol bien assortis aux autres ornements, avec un lit et un ciel de lit tout paré de satin cramoisi; il y avait là une crédence toute pleine de vases d'argent et d'or, très bien ouvragés, outre les autres plats, assiettes creuses et autres vaisselles qui étaient en grand nombre, chose fort belle à voir; et outre cela, il y avait deux autres pièces, l'une parée de très noble satin et tapis au sol avec un autre lit et ciel de lit en velours d'un rose sombre [alessandrino], l'autre bien plus décorée que les précédentes avec un autre lit couvert de brocart d'or et la couverture doublée de zibeline et aux franges d'or aussi ouvragé que possible, avec une table au milieu couverte de velours rose sombre et de sièges fort ouvragés et bien assortis aux autres choses."
(Lettre d'Ascanio Sforza à Ludovic Sforza du 22 octobre 1484) [5]

  • Ces intérieurs dénotent assurément le goût de leur propriétaire pour un luxe presque ostentatoire, en fait conforme aux usages du temps. Mais il ne faut pas se méprendre : le palais que le jeune vice-chancelier fit bâtir à la demande de son oncle le pape Calixte III [Alfonso de Borja, fait cardinal en 1444, élu pape en 1455], en rachetant le 23 février 1458 la Zecca - l'ancien hôtel des monnaies - dans la courbe du Tibre, n'était pas une demeure dédiée au loisir d'un cardinal, fût-il studieux. Sans doute, comme la plupart des autres palais cardinalices, était-ce une bâtisse aux allures FORTIFIEES. 

  • Formée d'une IMMENSE TOUR UNIQUE, décentrée en façade, et conçue sur le modèle d'un palais à cour intérieure (cortile), cette résidence [le palais Borgia] ne devait guère différer des bâtisses que les aristocraties italiennes faisaient édifier au milieu du Quattrocento - telles les premières villas médicéennes de Trebbio et Cafaggiolo

[propriétés dans la région au Nord de Florence, le Mugello, exemple de Trebbio ci-dessous]
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1599-1602 UTENS villa Trebbio de 1453 - detailGiusto UTENS : série des villas Médicéennes (1599-1602)
Villa Medicis à Trebbio, dite "castello Trebbio"
(détail de la demeure)
conservation : Villa Petraïa, Florence (source wikimedia)

[détail pris dans une peinture en demi-lune, appartenant à une série de 14 vues de villas appartenant aux Medicis, réalisées pour le cardinal Ferdinand Ier de Médicis (1549-1609) grand-duc de Toscane, par le peintre Justus Utens (+ 1609 Carrare), d'origine flamande. La propriété de la villa de Trebbio, située dans le Mugello au Nord de Florence, fut acquise à l'origine par Giovanni di Bicci (+1429), fondateur de la banque Medicis. La demeure fut réaménagée avant 1450 en "château fortifié" pour son fils, Côme l'Ancien, par l'architecte Michelozzo ]

[tableau entier ici - vue de la villa voisine de Cafaggiolo ici]
----> les papes au temps des Médicis (Jacques Heers) [#]
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              Pourvue d'une façade à merlons, seule la conception de la partie intérieure devait
          atténuer la première
impression de forteresse privée. Le cortile était en effet environné
          de loggias sur trois niveaux, une conception
assez moderne, semble-t-il, par rapport à
          l'allure générale décrite volontiers comme archaïsante.

  • Il faut garder à l'esprit la fonction proprement DEFENSIVE que devait avoir ce palais aux yeux du vice-chancelier Borgia : pour son loisir, - l'otium des élites lettrées du temps -, il possédait une demeure suburbaine sur les bords du Tibre à Ripetta, dont on vantait les jardins emplis de citronniers et de plants d'oranges amères. Dans le palais de la vice-chancellerie, aux abords immédiats du pont Saint-Ange, il s'agissait en premier lieu de LOGER une centaine de "familiers", tant séculiers que spirituels [6], auxquels s'ajoutaient tous les gens de service : sa cour en somme, nourrie à ses frais. On sait que lors du jubilé de 1475, il importa près de 120 000 litres de vin pour lui-même et ses 139 familiers spirituels.

  • Cette nécessité de loger une cour véritable avait ainsi causé des tourments au jeune cardinal Francesco Gonzaga [portrait par Mantegna ici], qui, à peine élu à dix-sept ans, eut les plus grandes difficultés en arrivant à Rome à trouver un palazzo suffisamment spacieux et digne de son rang de prince pour loger sa suite d'au moins 80 personnes.

  • Véritable siège de la puissance politique d'un cardinal, où celui-ci devait également pouvoir entreposer ses richesses, un palais cardinalice avait pour fonction de PROTEGER le prélat, sa cour et ses biens - tout ce qui faisait une position politique et sociale. On comprend dès lors pourquoi non seulement ces palais avaient l'allure d'une forteresse - et l'attachement d'un Rodrigue Borgia à une TOUR FORTIFIEE MEME EN PLEINE VILLE -, mais étaient aussi pourvus lourdement en ARMES. Toujours grâce aux dépouillements d'Arnold Esch, on sait en effet que la plupart des cardinaux détenaient chez eux un arsenal impressionnant, augmenté encore lors des vacances du pouvoir pontifical.


5) Brutalité des clans romains rivaux

  • Si chaque disparition de pape entraînait généralement des troubles, le renforcement de la monarchie papale et en son sein de la nouvelle qualité princière des cardinaux les plus éminents - véritables émanations ecclésiastiques des clans baronaux, aristocratiques, princiers - conduisit manifestement à accroître les rivalités inter-claniques. Reposant sur une conception et une pratique du pouvoir d'abord patrimoniales, et sur le clientélisme, la compétition pour la captation de la charge suprême ou des fonctions qui en dépendaient mettaient la ville entière en émoi à chaque interrègne ouvert par la disparition d'un pontife. Ainsi, à la mort de Sixte IV le 2 août 1484, les partisans du clan Colonna dévastèrent dès le lendemain le palais du cardinal Girolamo Basso della Rovere (1434-1507) - neveu favori du pape - et mirent à mal les biens des Génois, compatriotes du clan décapité. Le soutien des Orsini aux della Rovere conduisit parallèlement au retour des Colonna en ces mêmes jours à la tête de puissantes troupes armées.

  • On s'explique alors que Giuliano della Rovere [Jules II (1443-1513), élu pape en 1503, neveu de Sixte IV et cousin de Girolamo Basso] et Rodrigue Borgia [neveu de Calixte III] aient souhaité fortifier leurs palais. Pour ce dernier, Rodrigue avait déjà dû faire l'acquisition de deux "pumarde con quattro chode" (sans doute des bombardes), lui dont le chroniqueur Infessura déclarait qu'"il s'était bien mis à l'abri dans sa demeure, et avait fait murer certaines portes et s'était approvisionné en armes chez lui". [7]


Les Borgia étaient donc établis au sein de la Ville éternelle après un demi-siècle de conquêtes depuis l'arrivée d'Alonso Borgia à la cour d'Eugène IV. La consolidation de ce pouvoir s'était traduite dans l'espace urbain par l'existence et la désignation d'un "palazzo Borgia", confondu avec la prestigieuse fonction de vice-chancelier exercée par son propriétaire. Celui qui se trouvait être l'héritier d'un clan devait, pour maintenir sa puissance personnelle, [...] briguer à son tour la plus haute charge de l'Etat.

 

Notes de l'Auteur :
[1] Jean DELUMEAU : Rome au XVIe siècle, Paris, Hachette, coll. "Pluriel" 1975, rééd. 1994, p. 74; Pie II Piccolomini, Cloulas éd., Mémoires d'un pape de la Renaissance, les Commentarii de Pie II, Paris, Tallandier, 2001
[2] Sandro CAROCCI : Il nepotismo nel medioevo. Papi, cardinali e famiglie nobili, Rome, Viella, 1999, éd. 2001
[3] M. MIGLIO, F. NUTT, D. QUAGLIONI et alii (dir.) :  Un pontificato ed una città, Sixte IV (1471-1484), Rome, Istituto Storico  italiano per il Medio Evo, coll. "Studici storici", 1986, p. 706-732, 709, 712-713, 722-723; Jean DELUMEAU : Rome au XVIe siècle, op. cit. p. 61; T. MAGNUSON : The Urban transformation of Medieval Rome, 1312-1420, Stockholm, Swedish Institute in Rome, "Suecoromana" n° VII, 004, p. 161
[4] Arnold ESCH : "Le importazioni  nella Roma del primo Rinascimento 1445-1470", in Economica, cultura materiale ed arte nella Roma del rinascimento. Studi sui registri doganali romani 1445-1485, Rome, Roma nel Rinascimento, 2007, p. 1-102, 45.
[5] Lettre d'Ascanio Sforza à Ludovic Sforza du 22 octobre 1484, reproduite en italien dans L. PASTOR, Geschichte des Päpste, III, p. 130, cité par C. L. FROMMEL, "Il palazzo Sforza Cesarini nel Rinascimento", in Luca CALABRESE (dir.), Palazzo Sforza Cesarini, Rome, De Luca, 2008 (traduite en français à partir du texte italien confronté à L. Pastor, Histoire des Papes, op. cit., V, p. 355-356)
[6] C. L. FROMMEL : Il palazzo Sforza, op. cit.
[7] A. ESCH : "Le importazioni nella Rma del Rinascimento, 1470-1485", op. cit., p. 103-199, 174-175. L. PASTOR, Histoire des Papes, op. cit., V, p. 225-227. INFESSURA, O. TOMMASINI (éd.) : Diario della città di Roma di Stefano Infassura scribasemato, Rome, Istituto storico Italiano/ Sfozani, coll. "Fonti per la storia d'Italia" 5, 1890, p. 164

[fin de citation] ///////////////////////////////////////////////////////////////////
Même auteur, même ouvrage :
Alonso Borja, cardinal Borgia, pape Calixte III (à venir)

 

L  I  E  N  S

 

L'AUTEUR DU TEXTE :
Guy LE THIEC, Professeur d'Histoire à l'Université d'Aix-Marseille : telemme.mmsh.univ-aix.fr/membres/Guy_Le~Thiec
Interview (23/5/2013) : www.franceculture.fr/emission-questions-d-ethique-les-borgia-avec-guy-le-thiec-2013-05-23
Interview TV (13/02/2012) : www.dailymotion.com/video/xom119_guy-le-thiec-les-borgia-enquete-historique_tv
Arnold ESCH, historien cité plusieurs fois dans le texte : de.wikipedia.org/wiki/Arnold_Esch_%28Historiker%29

ARCHITECTURE

Articles du Dictionnaire de Viollet-le-Duc :
"château" (avec exemple de châteaux français: Arques, Bonaguil, Chambord, Chantilly, Coucy, le Louvre, etc.. : http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Ch%C3%A2teau
"loge" (pour loggia) : http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Loge
"merlon" : fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Cr%C3%A9neau
"palais" (avec l'exemple du Palais des Papes à Avignon) : http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Palais

LIEUX CITES

CAFAGGIOLO (région du Mugello au Nord de Florence) : fr.wikipedia.org/wiki/Villa_Medicea_di_Cafaggiolo
CORSIGNANO / PIENZA :
en français (et autres langues) whc.unesco.org/fr/list/789/
(en italien) www.museisenesi.org/museisenesistatici/SitoSiena/ItinerarioValChiana.html
Etats pontificaux (ou états de l'Eglise) newadvent.org/cathen/14257a.htm fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats_pontificaux
FLORENCE au XVe s. : aparences.net/le-quattrocento/les-architectes-du-quattrocento-a-florence/
région de Florence, le Mugello : fr.wikipedia.org/wiki/Mugello

ROME (en général) : www.larousse.fr/encyclopedie/ville/Rome/141421
(liste des églises de Rome) fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9glises_de_Rome
(liste des familles romaines avec leurs palais respectifs) www.romeartlover.it/Families.html
(plan du quartier, ou "rione", de Ponte) : www.romeartlover.it/Riponte.html
(plan du quartier, ou "rione", de Parione) : www.romeartlover.it/Riparion.html
ROME (Bâtiments particuliers de Rome)
ROME - Basilique Sant'Agostino www.romeartlover.it/Vasi175.htm
ROME - Basilique Santa Maria Maggiore www.romeartlover.it/Vasi48.html
ROME - Basilica dei Santi Apostoli (église du cardinal Bessarion) en.wikipedia.org/wiki/Santi_Apostoli,_Rome
ROME - Basilica dei Santi Apostoli et palazzo Colonna/delle Rovere www.romeartlover.it/Vasi63.htm
ROME - Palazzo de la Cancellaria (Palais de la Chancellerie) www.romeartlover.it/Vasi74.html
ROME - Palazzo delle Rovere ca 1480 - fr.wikipedia.org/wiki/Palazzo_Della_Rovere
www.romeartlover.it/Vasi120.html#Penitenzieri

ROME - Palazzo Sforza-Cesarini (en anglais) www.romeartlover.it/Vasi109.htm
ROME - Palazzo Venezia ca 1452  www.romeartlover.it/Vasi65.htm  www.flickr.com/photos/46759457@N06/6335537789/
www.theguardian.com/travel/2011/jul/13/top-10-historical-landmarks-rome

ROME - Pont Saint-Ange (Sant'Angelo) fr.wikipedia.org/wiki/Pont_Saint-Ange
www.romeartlover.it/Vasi85a.htm

TREBBIO ET AUTRES VILLAS MEDICEENNES : fr.wikipedia.org/wiki/Villa_m%C3%A9dic%C3%A9enne
TREBBIO : it.wikipedia.org/wiki/Villa_medicea_del_Trebbio


PERSONNAGES CITES

PAPES
en général : www.herodote.net/eglise_catholique-synthese-308.php
ALEXANDRE VI Rodrigue Borgia (1431-1503), élu en 1492 : www.herodote.net/Les_Borgia-synthese-1819.php
newadvent.org/cathen/01289a.htm
CALIXTE III Alfonso de Borja (1378-1458) élu en 1455 : news.newadvent.org/cathen/03187a.htm
EUGENE IV Gabriello Condulmer (1388-1447) neveu de Grégoire XII : newadvent.org/cathen/05601a.htm
JULES II Giuliano delle Rovere (1443-1513) élu en 1503, neveu de Sixte IV : newadvent.org/cathen/08562a.htm
PAUL II Pietro Barbo : news.newadvent.org/cathen/11578a.htm
PIE II Piccolomini élu en 1488 : www.vialupo.com/pie-ii/biographie.html www.newadvent.org/cathen/12126c.htm
Pie II et Sienne (en anglais) : romeartlover.tripod.com/Siena.html
SIXTE IV (1414-1484) : www.newadvent.org/cathen/14032b.htm

AUTRES PERSONNAGES
CHARLES VIII (1470-1498), roi de France : www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article141
http://www.larousse.fr/encyclopedie/images/Les_guerres_dItalie/1011283
COME L'ANCIEN DE MEDICIS (Cosimo de Medici) : www.palazzo-medici.it/mediateca/it/Scheda_Cosimo_il_Vecchio

cardinaux (en général) www.newadvent.org/cathen/03333b.htm - www2.fiu.edu/~mirandas/cardinals.htm
cardinal camerlingue : newadvent.org/cathen/03217a.htmBARBO Pietro (1417-1471) neveu d'Eugène IV : www2.fiu.edu/~mirandas/bios1440.htm#Barbo
cardinal BESSARION (Trébizonde 1403 - Ravenne 1472) métropolite de Nicée : www2.fiu.edu/~mirandas/bios1439.htm#Bessarion
cardinal BORGIA Rodrigue, futur pape Alexandre VI, neveu de Calixte III : newadvent.org/cathen/01289a.htm
cardinal d'ESTOUTEVILLE Guillaume (1403-1483) : www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-d-estouteville/
cardinal GONZAGA Francesco : www2.fiu.edu/~mirandas/bios1461.htm#Gonzaga
(portrait par Mantegna) upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cd/Andrea_Mantegna_111.jpg
cardinal de JOUFFROY Jean (1412-1473) : fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jouffroy
archive.org/details/lecardinaljeanj00fiergoog

cardinal RIARIO Raffaelo :
cardinal delle ROVERE Domenico :
cardinal delle ROVERE Girolamo Basso (1434-1507) neveu de Sixte IV, cousin de Jules II : www2.fiu.edu/~mirandas/bios1477.htm#Basso
cardinal delle ROVERE Giuliano : voir pape Jules II

cardinal SFORZA Ascanio (1455-1505) :
www2.fiu.edu/~mirandas/bios1484.htm#Sforza
en.wikipedia.org/wiki/Ascanio_Sforza

cardinal TREVISANO Ludovico (1401-1465) : fr.wikipedia.org/wiki/Ludovico_Trevisano
portrait : http://metmuseum.org/exhibitions/view?exhibitionId={d71e0eda-b10d-4524-9704-62a170349d21}&oid=440801
famille BORGIA : www.larousse.fr/encyclopedie/groupe-personnage/Borgia/109498
famille COLONNA (Rome) : fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Colonna
famille FIESCHI : fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Fieschi
famille GONZAGUE (Mantoue) : fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Gonzague
www.fermimn.gov.it/gonzaga/files/gonzaga/gonzaga.html (en italien)
famille ORSINI (Rome) :
www.newadvent.org/cathen/11325b.htm
GIOVANNI Da BICCI (Florence 1360-1429) premier Médicis : www.palazzo-medici.it/mediateca/en/Scheda_Giovanni_di_Bicci

MICHELOZZO (Florence 1396 - Florence 1472) architecte et sculpteur : www.encyclopedia.com/topic/Michelozzo_Michelozzi.aspx
PONTELLI Baccio, architecte :
fr.wikipedia.org/wiki/Baccio_Pontelli
RIARIO Girolamo (neveu de Sixte IV) : fr.wikipedia.org/wiki/Girolamo_Riario
ROSSELLINO Bernardo (1409-1464), architecte et sculpteur florentin :
(en italien) www.treccani.it/enciclopedia/bernardo-rossellino/
MANTEGNA Andrea (ca 1431-1506), peintre : www.insecula.com/contact/A005909.html
www.poderesantapia.com/art/andreamantegna.htm
www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Andrea_Mantegna/153310
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