carte VIIII L'Hermite [#]

Michel MOLLAT : Les pauvres au Moyen Age, étude sociale,
collection "Le temps & les hommes", HACHETTE 1978
[extraits pp. 97 sq.] //////////////////////////////////////////////////////////////////

 

Le bâton et l'abbaye

bâton en Tau de Robert d'ArbrisselBâton abbatial de Robert d'Arbrissel (cuivre et cristal de roche) conservé au prieuré de Ste-Marie de Fontevraud La Barre

De l'un des plus illustres ermites français du début du XIIe siècle, Robert d'Arbrissel, il subsiste deux souvenirs majeurs, bien différents l'un de l'autre. Le premier, pieusement conservé au prieuré [Sainte-Marie-de-Fontevraud] de Chemillé, en Anjou, n'est qu'un simple bâton, muni d'une pique de bronze et surmonté du tau de saint Antoine l'Ermite. Le second est l'imposant ensemble monumental de l'abbaye de Fontevraud constitué au cours des siècles, sur la fondation primitive de Robert; hormis l'église il est vrai, que pouvait-il subsister du campement initial groupant, autour d'un sanctuaire, des habitations d'hommes et de femmes, de nobles et de manants, de laïcs pieux et de clercs, de vagabonds et de prostituées ? Le bâton n'a rien d'une crosse abbatiale; il était l'instrument utilitaire d'une pérégrination pastorale. La pierre des constructions traduit, au contraire, la stabilisation d'errances sociales et la concrétisation des foisonnements spirituels. Ces contrastes sont significatifs et résument toute une partie de la rencontre de la pauvreté vécue et de l'érémitisme. C'est cette rencontre qu'il convient d'analyser, plutôt que de résumer l'histoire connue de l'érémitisme. Comment expliquer la relation entre ermites et pauvres ? où et de quelle manière s'est-elle effectuée ? Que furent ses résultats ?
------> Bâton de l'ermite [#]

 

Flambée d'érémitisme sur fond de calamités

La coïncidence chronologique et géographique est évidente entre la flambée de l'érémitisme, de Pierre l'Ermite à Eon de l'Etoile, et les vagues de la misère, de la famine de 1095 à celle de 1144. D'une part, la réforme grégorienne faisait lever la semence jetée naguère aux temps de saint Romuald (+1027) et de saint Pierre Damien (1007-1072), d'autre part, les calamités éprouvaient les générations plus nombreuses d'un essor démographique naissant. Mais ni d'un côté, ni de l'autre, ces phénomènes n'étaient des nouveautés. Les foules qui suivaient Pierre l'Ermite venaient de la Chrétienté entière, mais la plupart des ermites et de leurs disciples ne prirent jamais la route de l'Orient.
------> Saint Pierre Damien, ami de l'impératrice Agnès [#] - St Romuald [#]
------> 1ère croisade de 1095 : défilé à la montagne d'ossements [#]

On peut noter deux faits : la prédominance de l'impact érémitique sur les masses populaires dans quelques régions, et la simultanéité de ces aspects régionaux. Sur le plan régional, aux ermitages italiens sont venus s'ajouter ceux du pays toulousain, des régions correspondant à l'ancienne Lotharingie et surtout ceux de l'Ouest, de la Normandie au Limousin; en Europe centrale, ceux de l'Allemagne du Sud, des parties occidentales des pays slaves (Pologne, Bohême) et de Hongrie. Des indices sont perceptibles en nombre croissant en Espagne du Nord et au Portugal; ; en Angleterre enfin, l'érémitisme connut une floraison analogue à celle l'ancien monachisme du IXe siècle. Presque partout, les plus grands noms de l'érémitisme pastoral furent contemporains. Plus que la date de leur naissance, celles qui importent sont le moment de leur retraite du monde et celui de leur mort. Saint Bruno assigna aux Chartreux un rôle exemplaire exceptionnel. Mais avant lui, et peu après lui, vers 1076-1078 et 1089, Etienne de Muret et Geoffroy de Chalard avaient, eux aussi, précédé la troupe des prédicateurs itinérants qui, partant du "désert", allaient évangéliser les foules. C'est entre 1095 et 1110 que certains des plus célèbres adoptèrent la vie érémitique : par exemple Pierre l'Ermite, Vital de Mortain, Robert d'Arbrissel, Bernard de Tiron, Raymond Gayrard, Aldwine en Angleterre. Vers 1130-1140, la plupart avaient disparu, mais Guillaume de Verceil en Italie mourut en 1142, Etienne d'Obazine en 1159, et en Angleterre, où la longévité semble particulière, Godric de Finchale vécut centenaire, jusqu'en 1170, après 70 ans d'un érémitisme mouvementé.
-----> St Romuald [#] - autres ermites fondateurs en Italie [#]

 

 

Ermites, pénitents, fugitifs, vagabonds : des similitudes

L'attraction réciproque des ermites prédicateurs et itinérants et de leur clientèle de pauvres gens résultait de circonstances diverses dont les principales étaient sans doute, le partage d'un certain genre de vie, une similitude d'attitudes envers le corps social, une convergence des aspirations profondes, pour autant qu'elles soient connues. La rencontre de l'ermite et du fugitif en pleine forêt n'est pas seulement un cliché littéraire. L'âpre errance de Tristan et d'Yseut, hors des règles de la vie sociale, en pleine forêt du Norois, était, nous le savons, celle des "jeunes" d'ascendance chevaleresque en rupture avec leur famille; l'ermite Ogrin, appuyé sur sa béquille, qui les sermonne à grands renforts de prophéties de l'Ecriture Sainte et finit par leur pardonner, n'est pas non plus un personnage imaginaire. Les prototypes ne manquent pas. A la fin du XIe siècle, saint Haimrad, né en Souabe, chassé de partout et par tous, même par les paysans, pourchassé par les chiens d'un curé indigne, négligé dans sa tenue et dans son langage ("D'où vient ce diable, disait-on ?"), finit par s'installer dans une montagne boisée de la Hesse et par acquérir la sympathie des habitants et du seigneur du village voisin. L'habitus de l'ermite ressemble à celui du pénitent et ne se distingue pas de celui du clochard et du vagabond : des haillons, une peau de mouton, une tunique avec capuchon et des bottes.
-----> Tristan et Yseut dans la forêt [#]
-----> habit de l'ermite [#
] [#]

Les allusions de l'auteur du Liber de diversis ordinibus (vers 1130) ne démentent pas la description donnée par Marbode, évêque de Rennes, de l'accoutrement de Robert d'Arbrissel, indécent pour un clerc : déguenillé (pannosus) comme les mendiants, il voulait ressembler au précurseur du Christ. A demi nu (seminudo crure) il avait, dit encore Marbode, la "barbe prolixe"; c'était aussi l'image des convers de Grandmont. Poussant la négligence à l'extrême, certains étaient sales et pouilleux, comme Etienne d'Obazine. Tel est demeuré le portrait-robot de l'ermite : menant dévote vie / dedans le haut bocage / au fond du bois ramée. Et c'est bien encore "l'apparence brutale et sans soins, cheveux en broussaille et barbe hirsute", de l'ermite décrit vers la fin du siècle par Pierre le Chantre. Ainsi le voyait aussi Herrade de Landsberg sur l'Echelle du Paradis dans l'Hortus Deliciarum. L'ermite proclame sa haine de l'argent, témoigne avec ostentation d'une "recherche outrancière" [...]
-----> symbolique de la barbe [#]
-----> Herrade de Landsberg (miniatures du "Hortus Deliciarum") : l'échelle [#] - la Roue de Fortune [#]


La pauvreté voulue

Comme le Christ qui n'avait pas une pierre où déposer la tête, l'ermite dort à même le sol et, s'il s'installe quelque part, c'est très sommairement. Il choisit souvent un "lieu affreux"; l'ermite Girard aménage une cabane de branchages à Montreuil-Bellay; une grotte suffit à quelques disciples de Bernard de Tiron, à Fontgombaud, sur les rives de la Creuse. D'autres ont maçonné de façon très rustique l'oratoire de cinq mètres de large et la cellule entourée d'un petit jardin dont les vestiges subsistent à la Butte Saint-Louis en forêt de Fontainebleau. Un jardinet, car l'ermite est végétarien. Suivant cet exemple, Tristan décide, avec Yseut, d'être "mendiant et vivre d'herbes et de glands". L'ermite consomme rarement de la viande, mais plus souvent, chez les anachorètes insulaires de Cordouan (en Gironde), de Bretagne et d'Angleterre, du poisson. Il y ajoute lait, oeufs, pain, bouillies, légumes, fruits sauvages, miel : nourriture de paysan pauvre. Du pauvre, l'ermite partage aussi le travail manuel qui procure au jour le jour la subsistance : c'est un peu de culture et d'élevage, le travail du bois, la poterie, la vannerie, comme chez les Pères du désert.
------> habitat de l'ermite [#] - nourriture et vie ascétique [#]

armoire contenant la chasse de Geoffroy de ChalardPrieuré du Chalard (87)
Armoire contenant la chasse de Geoffroy de Chalard


A quelques variantes près, tel était le genre de vie des ermites des forêts limousines, de celles du bas Maine, autour de Craon, de la Normandie et du Perche, des forêts anglaises, ardennaises, vosgiennes, alpines et de l'Allemagne centrale. L'ermite est un pauvre, un exclu volontaire; il vit comme un pauvre et comme un rejeté. "Pauper ego, mendicus ego", disait l'ermite Blandin, gardien de cochons.  Il était fils de serf - Haimrad aussi -, mais avec la dispense canonique, il avait accédé au sacerdoce. Ces cas étaient rares et, la plupart du temps, les ermites s'étaient faits pauvres. La voie la plus courante, celle qu'admettait Yves de Chartres, était le passage préalable par l'état monastique ou clérical. La détermination de la retraite au "désert" pouvait résulter d'un échec dans l'exercice d'une fonction (ce fut le cas de Robert d'Arbrissel et de Bernard de Tiron), de l'influence attirante d'autres ermites comme pour Christian de l'Aumône ou Hugues de Lacerta, d'une pulsion intérieure vers l'oraison et la pénitence dans le cas de Geoffroy de Chalard ou de saint Bruno, parfois consécutive à un pèlerinage à Rome ou en Terre sainte (Haimrad, Bernard de Tiron).

Entrée et sortie de la retrait érémitique

La retraite, temporaire ou définitive, peut s'achever par l'adoption de la vie cénobitique dans un monastère traditionnel. On a signalé, avec raison, l'influence exercée sur les vocations érémitiques par les clercs les plus instruits et notamment les écolâtres diocésains; parmi ceux-ci, la connaissance plus approfondie des sources chrétiennes développa l'idéal de l'imitation du Christ et des Apôtres; ailleurs, par exemple en Limousin, à Grandmont et à l'Artige, l'exemple oriental, connu en Calabre ou passé par Venise, a pu apporter des modèles méconnus ou oubliés.


 

Stephen_Muret_Hugh_Lacerta_MNMA_Cl956aGRANDMONT : plaque émaillée du retable du maître-autel
Saint Etienne de Muret et Hugues de la Certa
cuivre champlevé, gravé, ciselé, émaillé, doré (Limoges 1189-90)
Musée du Moyen Age Paris-Cluny (wikimedia)


L'étape vers l'érémitisme n'était pas nécessairement ecclésiastique. Un Christian de l'Aumône était simple berger quand il entra au désert un peu avant 1120; Hugues de Lacerta, chevalier, lorsque vers 1109 il se retira à Muret; Garnier de Montmorency, chevalier, puis moine, puis ermite en 1100. Un passage, digne de foi, de la vie de Bernard de Tiron atteste l'ascendance aristocratique de nombre de ses compagnons et il y a peu de raison pour que, autour de lui, le recrutement ait été différent de celui des autres ermites. Geoffroy de Chalard ne se retira avec deux compagnons dans une forêt du Limousin qu'après avoir, du temps où il était laïc, étudié à Troyes et à Limoges tout en logeant chez un marchand, et après avoir reçu ensuite la prêtrise à Périgueux. Waderic était de naissance noble avant d'avoir été moine à Saint-Pierre de Gand. Donc, si le mouvement érémitique a entraîné des foules à sa suite, l'impulsion initiale vint rarement de pauvres, mais généralement d'hommes et de femmes instruits et d'origine riche qui, s'inspirant de saint Paul,  ont voulu imiter le Christ et se faire pauvres. C'est ainsi qu'ils ont, par leur genre de vie, rejoint les vrais pauvres et surtout une population mal encadrée par les institutions féodales et ecclésiastiques.

 

Vivre pauvre parmi les pauvres

C'est également comme des pauvres que les ermites sortaient de leurs refuges : à pied, et même pieds nus, ou sur un âne, l'humble monture de Jésus entrant à Jérusalem. Car si l'on allait, comme Tristan, consulter l'homme de Dieu dans sa forêt, celui-ci venait aussi vers les fidèles. Ainsi, sa clientèle est double. La plus proche, et qui lui est la plus chère, était celle des pauvres. La nouveauté n'était pas qu'un Vital de Savigny, un Gayrard de Toulouse, un Guillaume de Hirschau, les ermites de Montevergine ou ceux d'Angleterre, comme Aldwine, saint Caradoc et Godric de Finchale viennent en aide aux pauvres et que certains, tels les moines de Grandmont et de Muret, donnent l'exemple du pauvre secourant de plus pauvres encore. Ce qui parut insolite et inquétant pour Geoffroy, abbé de Vendôme, et pour Marbode, c'était la clientèle des ermites : lépreux et prostituées accouraient à l'annonce de la bonne nouvelle d'un Christ qui aima Lazare et pardonna à Marie Madeleine. L'époque connut alors la diffusion du culte de cette sainte et la vogue des pèlerinages de Vézelay et des Saintes-Maries-de-la-Mer. Restaurer la dignité des exclus et les réintégrer étaient attitudes nouvelles. A Fontevraud, les lépreux n'étaient pas relégués à distance, et les femmes repenties étaient intégrées à la vie communautaire. C'est au milieu de ses "chers malades et bien-aimés lépreux" que Robert d'Arbrissel voulut mourir. On était passé [...] à la conversatio inter pauperes : vivre pauvre parmi les pauvres et ne pas se contenter de se pencher sur eux.
------> Ste Marie Madeleine [#] - iconographie [#] - vénération ancienne à Vézelay [#]
------> Monte Vergine [#
]

Cependant, parmi les foules qui affluaient vers les ermites, se trouvaient des gens de toutes conditions; artisans du bois et du fer, orfèvres, peintres et maçons, viticulteurs et agriculteurs. Au mécontentement de la hiérarchie épiscopale, exprimé par Marbode, ils délaissaient le clergé paroissial, poussés, pensait-il, moins par l'amour de la religion que par la curiosité et l'attrait de la nouveauté. Ils n'étaient ni riches ni puissants, mais pas davantage mendiants, et ce sont eux qui révèlent la véritable porte sociale du mouvement érémitique. Les prédicateurs populaires, itinérants et proches de la foule, ont su percevoir la détresse des malheureux et les aspirations du plus grand nombre. [...] L'épisode du moine Henri, au Mans, est assez révélateur des limites que le courant pouvait être tenté de franchir. Vers 1100, semble-t-il, alors que l'évêque Hildebert de Lavardin, lui-même admirateur des ermites et en particulier de Robert d'Arbrissel, était parti à Rome, Henri de Lausanne avait jeté l'émoi dans la ville. La pauvreté de son aspect extérieur, son éloquence et la mise en scène qui l'accompagnait, son succès apostolique auprès des prostituées avaient charmé les fidèles, notamment dans les faubourgs, au-delà des espoirs du prélat. Le désordre provenait moins des théories hérétiques, plus tard dénoncées, que de la violence de la dénonciation des moeurs peu édifiantes du chapitre cathédral non encore réformé. Le peuple était enthousiasmé par une réponse ardente à ses exigences de PURIFICATION [souligné par le blog] .

pauvreté = pureté

Voici exactement, en effet, le point de rencontre de l'érémitisme et de la pauvreté : l'identification entre celle-ci et la pureté. L'affaire du Mans comporte une analogie avec la Pataria milanaise du XIe siècle. Il n'est pas étonnant que les aspirations religieuses se soient manifestées avec turbulence dans une ville dont l'ardeur avait explosé dès 1070, dans un mouvement communal précoce pour la France. Ces aspirations appartiennent à un courant essentiellement spirituel, apparu dans les masses travaillées par l'inquiétude du salut sous l'impulsion de la réforme grégorienne. La protestation populaire contre la richesse du clergé n'est pas de nature économique, elle n'est anticléricale que par occasion. Loin d'être antireligieuse, elle est l'explosion, au contraire, d'une assimilation faite entre pureté et pauvreté; allant jusqu'au bout du programme grégorien, elle exigeait du clergé la pratique d'une pauvreté dont le monde des plus défavorisés proposait un modèle idéalisé.

Raviver la flamme de la charité

L'exubérance des aspirations à la pure pauvreté explique le rayonnement et le contraste des aspects, opposés à l'extrême, auxquels la rencontre de la pauvreté vécue et de l'érémitisme pouvaient conduire.

Il était inévitable que la pratique de l'érémitisme, en marge des institutions et des coutumes, connût des excès. A côté de ceux qui professaient des opinions jugées hérétiques comme Henri de Lausanne et des excentriques comme Eon de l'Etoile, certains ne surent pas garder la mesure. Marbode avait mis en garde Robert d'Arbrissel contre la présence, dans les ermitages, de femmes dont la vocation n'avait pas été éprouvée. A Grandmont et à Fontevraud, on sut faire une place équilibrée à la femme dans la vie communautaire; Pétronille de Chemillé y a exercé une influence et un rôle décisif. On toléra des témérités, dont l'une des plus connues est celle d'Hervé (mort en 1119); sorti de l'abbaye de Vendôme, il partagea son ascétisme avec une nonne d'origine anglaise, Eve, qui lui tenait lieu de servante, et dont la vertu a pu, cependant, lui mériter le titre de bienheureuse dans la biographie rimée qui lui fut consacrée au XIIe siècle. [...]

Notre propos n'a pas pour objet de montrer que, sauf chez les Chartreux, les mouvements érémitiques n'ont survécu à leurs initiateurs que par une sorte de "récupération" institutionnelle dans les cadres du cénobitisme. Au bénéfice des pauvres, la flambée [d'érémitisme] a, bel et bien, ravivé la flamme de la charité et attiré l'attention sur eux. Etre attentif, c'est d'abord voir et reconnaître. Homme des bois, l'ermite a, en quelque sorte, exorcisé la forêt; dans le silence, il y a médité et rencontré Dieu; par lui, le mythe de la forêt a perdu quelque chose de sa charge maléfique. Pauvre, laïc et solitaire, il a montré à une société tourmentée par l'au-delà que la sainteté n'exige pas, selon le schéma conventionnel, une haute naissance, une richesse bienfaisante, ou le cloître. L'ermite a essayé de soulager la misère et de restaurer la dignité humaine de rejetés. Il a tenté de révéler le reflet du visage du Christ souffrant. Réconfortant les pauvres, stimulant les favorisés, il a voulu annoncer à tous le salut par la pauvreté, pour les pauvres et par les pauvres.

[fin de citation] //////////////////////////////////////////////////////////////////////
Même ouvrage, autre extrait : [#] Les vagabonds à la fin du Moyen Age (carte LE MAT)

 

L  I  E  N  S

PERSONNAGES CITES :

BERNARD DE TIRON : www.abbayes.fr/histoire/saints/a_g/bernard_de_tiron.htm
fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_de_Tiron

BLANDIN DE MEAUX (VIIe s.) : www.amisaintcolomban.org/wordpress/wp-content/uploads/27_Blandin.pdf
saint BRUNO : www.newadvent.org/cathen/03014b.htm
CHRISTIAN DE L'AUMONE :
EON DE L'ETOILE (+Reims 1148) : https://www.universalis.fr/encyclopedie/eon-de-l-etoile/
saint ETIENNE DE MURET, fondateur de GRANDMONT (+ 1124 ou 1125) :

www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/ambazac/saintetiennedemuret.html
vita (en français) : http://grandmont.pagesperso-orange.fr/Vita%20%20A%20.pdf
article (en anglais) : http://www.hermitary.com/articles/muret.html
ETIENNE D'OBAZINE (ca 1085-1159) : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_d%27Obazine
GEOFFROY DE CHALARD : https://www.limousin-medieval.com/saint-geoffroy-du-chalard
GIRARD DE ROUSSILLON : fr.wikipedia.org/wiki/Girart_de_Roussillon
GODRIC DE FINCHALE (+1170) : nominis.cef.fr/contenus/saint/7038/Saint-Godric.html
www.online-literature.com/charles-kingsley/the-hermits/14/
www.samizdat.qc.ca/arts/lit/beuchner/

GUILLAUME DE HIRSCHAU (+1091, Bavière) :
http://data.bnf.fr/12171502/guillaume_d_hirschau/#author.other_forms

saint HAIMRAD/HEIMRADE (ca 970-1019) : en.wikipedia.org/wiki/Heimerad
HENRI DE LAUSANNE :
https://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-de-lausanne-henri-l-heretique-henri-de-bruys/

HERRADE DE LANDSBERG (+1195) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Herrade_de_Landsberg
HERVE [HERVE DE CHALONNES, + 1119] : mention sur missel.free.fr/Sanctoral/06/17.php

HILDEBERT DE LAVARDIN, évêque du Mans : www.larousse.fr/encyclopedie/litterature/Hildebert_de_Lavardin/173981
fr.wikipedia.org/wiki/Hildebert_de_Lavardin

HUGUES DE LACERTA (+1157) co-fondateur de l'Ordre de Grandmont :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugues_de_La_Certa

MARBODE, évêque de Rennes (1035-1123) : www.europahumanistica.org/?Marbode-de-Rennes-presentation-et-bibliographie
Ste MARIE MADELEINE : http://www.newadvent.org/cathen/09761a.htm
PATARINS (hérétiques) : https://www.universalis.fr/encyclopedie/patarins/
histoire des hérésies : http://www.newadvent.org/cathen/07256b.htm
PETRONILLE DE CHEMILLE, 1e abbesse de Fontevraud :
www.archives49.fr/histoire-de-lanjou/pages-choisies/le-tresor-de-labbaye-de-fontevraud/
saint PIERRE DAMIEN : www.newadvent.org/cathen/11764a.htm
ROBERT D'ARBRISSEL : fr.wikipedia.org/wiki/Robert_d%27Arbrissel
Saint ROMUALD de Ravenne (ca 951/956 - 1027) fondateur des Camaldules :
missel.free.fr/Sanctoral/06/19.php
viechretienne.catholique.org/saints/2322-saint-romuald
www.newadvent.org/cathen/13179b.htm
www.introibo.fr/07-02-St-Romuald-abbe
(messe de St Romuald)

VITAL DE MORTAIN ou DE SAVIGNY (+ ca 1120) : fr.wikipedia.org/wiki/Vital_de_Savigny
shapfougeres.blogspot.fr/2012/02/abbaye-de-savigny-ii-saint-vital_28.html
YVES DE CHARTRES, canoniste et théologien (+ ca 1117) : fr.wikipedia.org/wiki/Yves_de_Chartres

 

LIEUX CITES :

CORDOUAN (Gironde) : http://www.pays-royannais-patrimoine.com/themes/architecture-et-design/objectif-phares/l-histoire-du-phare-de-cordouan/
Forêt de FONTAINEBLEAU - butte Saint-Louis :
http://patrimoine.blog.pelerin.info/2017/07/20/archeologie-ermitage-saint-louis-foret-de-fontainebleau/

http://www.lt.aaff.fr/images/VOIX-DE-LA-FORET/HISTOIRE-2/labuttesaintlouis.pdf
FONTEVRAUD : www.archives49.fr/histoire-de-lanjou/pages-choisies/le-tresor-de-labbaye-de-fontevraud/
FONTGOMBAUD : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Notre-Dame_de_Fontgombault
GRANDMONT : https://www.limousin-medieval.com/grandmont
LE CHALARD : fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chalard
LOTHARINGIE : fr.wikipedia.org/wiki/Lotharingie
MONTEVERGINE : http://www.newadvent.org/cathen/15644b.htm
MORTAIN : photos.piganl.net/2009/mortain/chapelle.html
SAINTES-MARIES-DE-LA-MER : http://www.lessaintesmaries.fr/histoire

ORDRES RELIGIEUX CITES :
L'Artige : http://grandmont.pagesperso-orange.fr/Ordre_de_l_artige.htm
Chartreux : http://www.chartreux.org/fr/index.php
http://www.newadvent.org/cathen/03388a.htm
Fontevraud : dictionnaireordremonastiquedefontevraud.wordpress.com
Grandmont : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ordre-de-grandmont/

ILLUSTRATIONS :
Bâton de Robert d'Arbrissel : http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=2423
Châsse de Geoffroy de Chalard : http://p2.storage.canalblog.com/28/00/978697/105717800_o.jpg
Plaque émaillée du retable du maître-autel de Grandmont, cuivre champlevé, gravé, ciselé, émaillé, doré (Limoges 1189-90)
Musée du Moyen Age Paris-Cluny (wikimedia) :

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/df/Stephen_Muret_Hugh_Lacerta_MNMA_Cl956a.jpg